Les Tontons flingueurs: psychanalyse d’un chef-d’œuvre

Œuvre magistrale d’un duo d’intellectuels aléatoires, Georges Lautner, cinéaste industriel, et Michel Audiard, dialoguiste issu de l’université de la rue, le film, Les tontons flingueurs a trop longtemps été cantonné dans le registre des films dits populaires. C’est faire peu de cas de cet OVNI du cinéma français qui fédère plusieurs générations de spectateurs séduits par le vernis comique de ce film, mais qui n’en saisissent pas toujours l’aspect tragique : celui de la rédemption d’un homme condamné à la violence alors qu’il n’aspire qu’à la sublimation altruiste.

Une dimension freudienne

Fernand Naudin, le personnage principal, est hanté par son passé de gangster, profondément enfoui dans ce surmoi mis au jour par Freud. Son désir de rompre avec une vie de délinquant se concrétise dans son entreprise de matériel de chantier à Montauban qui démontre sa volonté de servir ses semblables.

Le décès proche de son ami, Le Mexicain le renvoie à ce passé refoulé et le contraint à user de cette violence qu’il rejette afin d’éviter un avenir sordide à la fille de ce dernier, la jeune Patricia, promise inéluctablement au tapin, si Fernand ne renoue pas avec le jeune truand qu’il a été. Entre remord et fidélité, Naudin n’hésite guère. Face à des adversaires résolus à dépouiller l’héritière de ses biens, certes mal acquis, mais légitimes, il usera d’une persuasion mesurée, toute faite de bourre-pif et de balles blindées, l’aspect mortifère de ces dernières étant atténué – artifice jungien par excellence ! – par les silencieux dont sont dotées les armes à feu, remugles de ces temps que Fernand Naudin cherche à refouler dans les limbes d’un soi en conflit majeur avec son moi. Signe incontestable que son ça ne se résout pas à jouer un rôle mineur dans ce conflit intérieur à la dimension kantienne incontestable. Pour être tout à fait objectif, cette dernière théorie aurait été contestée par Jacques Lacan lors de ses fameux séminaires.

Kant n’est jamais loin

Les frères Volfoni, métaphores sublimées d’une catharsis paroxystique seront les victimes de ce conflit du moi et du ça, qui aboutira à l’extermination physique du caricatural nazi Théo, symbole sinistre, en cette période (1963) encore marquée par le dernier conflit mondial.

La rédemption et l’apaisement de Fernand Naudin se conjuguent dans la scène finale, où les Tontons, tout à la fois, frères d’armes et adversaires, communient en l’Église, lors du mariage de la jeune Patricia, emblème d’une virginité magnifiée avec un jeune bobo avant l’heure, Antoine, héritier d’une famille de financiers, qui annonce de façon prophétique, l’ultra-libéralisme triomphant de demain et, n’hésitons pas à l’affirmer, les bulles successives de la fin du XXème siècle et la crise financière de 2008. En cela, Lautner et Audiard sont des visionnaires majeurs des bouleversements sociétaux à venir. Quels génies !

Dans ce parcours initiatique, dont Steven Spielberg s’est inspiré – la Plymouth Valiant du film Duel est un avatar de la 404 Peugeot de Fernand Naudin – ce dernier sera coaché par deux tueurs patentés, Pascal et Bastien, improbables psychanalystes de circonstance, sortes de Jiminy Cricket jumeaux qui l’accompagnent dans sa quête d’honnêteté et de justice sociale sans jamais chercher à influer sur les choix que seul le Montalbanais devra faire. Lautner et Audiard ont réussi le tour de force d’inventer le divan en calibre 45. « On ne devrait jamais quitter Montauban » comme on ne devrait jamais quitter son enfance…

Je recommande aux cinéphiles de revoir cette œuvre à la lueur de cet éclairage psychanalytique de comptoir, en famille ou entre amis, lors d’un apéro convivial…

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JUIN 1940 : L’OUBLI, LA PIRE DES INSULTES AU COURAGE

On note, sur cette photo, des « françaisdesouche », un Noir et des Arabes, unis pour défendre la Nation…

Une chose me frappe, en cette rentrée marquée par des commémorations rendues modestes, en raison de la crise sanitaire. Si on célèbre, à juste titre, le débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, en revanche, pas un mot sur le rembarquement des troupes britanniques à Dunkerque qui s’est terminé le 4 juin 1940, il y a tout juste 80 ans, après la défaite des alliés face aux troupes allemandes.

La mémoire collective ne retient, des évènements tragiques de mai juin 1940, que le mot débâcle.

Or, nos soldats ont opposé une résistance acharnée à la Wermacht à Lille, dans les Flandres et sur les rives de l’Aa, ce qui a sauvé les Tommies et a permis leur retour en Angleterre. Sans cela, le Royaume-Uni n’aurait pu rebâtir son armée et continuer la guerre.

Depuis huit décennies, ces héroïques troupes françaises n’ont jamais reçu le moindre hommage national, sauf erreur de ma part. « La victoire a cent pères, la défaite est orpheline », selon le Président Kennedy. Or, ce rembarquement de Dunkerque, paradoxalement, a été le premier échec stratégique allemand et un gage d’espoir pour l’avenir.

Un résultat que les Britanniques s’approprient, alors qu’en réalité, il est surtout le fruit du courage et de la ténacité du soldat français. Jamais salué par la République.

COMMENT SUIS-JE ? COMMENT VAIS-JE ?

Deux mois de crise sanitaire. Comment suis-je, comment vais-je aujourd’hui? Je suis sur mon ordinateur. J’écoute sur France-Cul, l’émission de Jean-Noël Jeanneney Concordance des temps, consacrée, à la relation entre les singes et les humains.

Comme le disait Philippe Bouvard, mon inspiration de droite, car parfois, je me sens de droite, surtout quand je vois la persistance des esclaves à choisir leurs maîtres, élection après élection : « Dans les zoos, les animaux se comportent de façon plutôt digne, sauf les singes. On sent que l’homme n’est pas loin.« 

Mozart, mon magnifique compagnon à quatre pattes, un beau spitz, vient de lâcher une caisse redoutablement odorante au moment où je tape ces quelques mots.

Je songe au premier whisky de la journée, mais midi, c’est trop tôt. Faudrait pas tomber dans le vice. Ceci étant, je laisse aux buveurs d’eau le soin de me taper sur les doigts.

Roussette, Vermine et Crapule, mes trois greffiers, chassent le mulot dans le jardin, mais discrètement, l’air de rien.

À l’inverse du politicien débutant qui cherche sa première reconnaissance sur le marché local en promettant de « faire de la politique autrement« , affirmant rejeter les politiques politiciennes qu’il pratique déjà avec un beau métier. Aux âmes damnées bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années. Fuyez ces jeunes crapules encostardées, aux cheveux courts qui vous tendent un tract devant l’étal de légumes ! Ils ne sont que les héritiers des escrocs qui vous arnaquent depuis des lustres.

Ce dimanche 17 mai 2020, il fait beau. Le vent de nordet est enfin tombé. La température remonte. J’attends le retour de ma gonzesse, partie tenir compagnie à sa mère pendant le ouiquende, à Rouen.

Une chtite chanson d’Allain Leprest pour conclure. Bonjour chez vous, hein !

PANDÉMIE : PAS DE COMPLOTISME, MAIS LE RAPPEL DE QUELQUES FAITS

Pour une fois, je ne fais pas dans la dérision. Je préviens, c’est long à lire. Mais des fois, les choses compliquées demandent du temps pour être exprimées.

Certains demandent la destitution du Président de la République, voire la comparution de membres du gouvernement Philippe devant la Cour de justice de la République.

La rédaction de l’article 68 de la Constitution est très vague. Bon courage à ceux qui voudraient s’en servir pour destituer le Président. D’ailleurs, est-ce la bonne question?

Cette pandémie a pris la Terre entière, dont les pays dits développés, au dépourvu. Tiens ! Pour une fois, un épidémie n’est plus réservée aux Républiques bananières et aux dictatures africaines ! De façon inégale, certes, mais partout, les services de santé sont au bord du gouffre.

Concernant la France, ce qui nous préoccupe en premier lieu, Macron et son gouvernement ne sont que les liquidateurs finaux du service public, parachevant des réformes menées depuis plus de 40 ans. Avec une date pivot, la création des agences régionales d’hospitalisation (ARH) en 1996, devenues, par la suite les agences régionales de santé (ARS), imposant des méthodes de gestion par objectifs budgétaires incitant les hôpitaux à privilégier les actes médicaux « rentables« .

On découvre, aujourd’hui, que le covid-19 ignore les objectifs budgétaires. Comme je suis surpris !

Cette stratégie, on la connaît dans toute la fonction publique. Pôle emploi, les douanes, l’Éducation nationale, EDF, la Poste, etc…

En ce sens, la France s’inscrit dans un mouvement mondial de diminution du rôle des États par une longue suite de réformes néo-libérales. La situation d’aujourd’hui est la conséquence de décisions politiques prises depuis des décennies. J’en sais un tout petit quelque-chose. J’ai été administrateur, pendant 10 ans, d’une polyclinique adhérente à la FEHAP, qui est une fédération privée d’établissements hospitaliers privés, à but non lucratif.

J’ai donc assisté au début de ce qu’on peut qualifier du saccage du système de santé. La liste des responsables est longue. Un exemple, un seul. Raymond Barre, 1er Ministre de Giscard, qui a imposé un numerus-clausus drastique, avec l’assentiment de certains syndicats de médecins, jamais remis en cause par ses successeurs. Maintenant, on manque de médecins et on doit en importer! Le rôle d’un gouvernant n’est-il pas de prévoir dans la mesure du possible? Même si on ne peut tout prévoir, bien sûr. Mais au moins faire en sorte qu’un service aussi précieux que le système de santé soit en bon ordre de marche quand l’imprévisible arrive?

Il faut avoir de la mémoire. J’ai en tête les affaires du distilbène, de la maladie de Kreutzfeld-Jacob, du sang contaminé, du médiator, etc… Regardez-y de près. À chaque fois, les services de santé ont été défaillants dans leur devoir de prévention. Un système de santé, ce n’est pas que le soin. C’est aussi la recherche, la prévention et le contrôle. Mais comme on sabre dans les budgets, on recherche moins, on prévient moins et on contrôle moins. CQFD.

Depuis des années, les professionnels de santé, les sommités médicales, les chercheurs alertent. On les écoute, mais on ne les entend pas, pire, on ne veut pas les entendre, empêcheurs qu’ils sont de faire tourner les chiffres en rond comme aime à le faire tout énarque de base. Une petite plaisanterie ? Si tu confies la gestion du désert du Sahara à un énarque, un an après, il faut racheter du sable. Mais je digresse…

Alors, la destitution du petit marquis entré à l’Élysée par effraction, même si ça me ferait plaisir, est anecdotique. Dès que la crise sera finie, les affaires reprendront et les guignols qui prétendent nous gouverner mettront tout ça sous le tapis.

Restent les commissions d’enquête parlementaires. Voyons ça de près. Une commission de l’Assemblée nationale? Faut pas rêver. LaREM dispose d’une majorité telle qu’il ne faut rien en attendre. Une commission d’enquête sénatoriale? Je pense également qu’il ne faut rien en attendre. Le Sénat est à droite, et la droite ne voudra surtout pas risquer que l’on sorte ses propres cadavres (nombreux) du placard. Pas plus que les sénateurs socialistes. Là-dessus, ils seront d’accord. Il y aura peut-être des commissions d’enquête, mais seul le pouvoir en place sera visé. En aucun cas un bilan objectif des politiques de santé successives.

C’est bien sur le terrain politique que le combat doit avoir lieu. Mais y’a du boulot. Les gouvernements de gauche comme de droite ont convaincu une majorité de citoyens « qu’ils avaient trop profité« , ou que « ces salauds d’Arabes viennent manger le pain de nos Portugais« , comme le disait Coluche. Le niveau de conscience politique, dans ce pays, est en coma dépassé. Les valeurs de solidarité perdent chaque jour du terrain au profit du « moi- ma gueule » symbolisé par le vidage des rayons de pâtes et de PQ ou par l’invitation faite, par leurs voisins, aux personnels soignants des hôpitaux d’aller se faire voir ailleurs. Même si ces réflexes semblent minoritaires, ils n’en sont pas moins révélateurs.

Sur France-culture et ailleurs, quelques personnalités interviennent brillamment pour faire passer ce message: « profitons de cette crise pour nous poser les vraies questions et trouver les réponses liées à l’avenir de la planète et donc, celui de l’humanité. » Je les écoute avec attention. Mais, comme les experts du GIEC, ils parlent dans le vide sidéral des lieux de pouvoir.

Les usines vont reprendre leurs activités. Apple sortira un énième Iphone. Renault, Peugeot, Toyota et les autres, sortiront le nouveau modèle qu’il faut absolument avoir. Et les consommateurs, frustrés pendant tant de semaines, se précipiteront dans les grandes surfaces et sur les sites de vente par correspondance, qui, soit-dit en passant, se réjouissent de cette pandémie dont ils espèrent tirer profit pour augmenter leurs parts de marché.

Les seules choses véritablement partagées, dans ce monde, sont l’égoïsme et la cupidité. Et, comme d’habitude, nous, qui ne sommes rien, on passera à la caisse pour payer le désastre. Ceux qui nous gouvernent et leurs mandants seront à l’abri, dans les résidences sécurisées qu’ils se construisent depuis longtemps autour de leurs coffres-forts.

Sauf, et j’essaie de terminer sur une note d’humour, que les virus ne demandent pas l’autorisation aux agents de sécurité pour y pénétrer…

Bien à vous

Docteur Cherblanc & Mister Poivrot

À BAS L’UNION EUROPÉENNE, VIVE L’URSS !

Felipe VI, futur Consul à vie de l’URSS

La crise du coronavirus sera suivie, chacun le sait, d’une crise économique et financière sans précédent. 1929 et 2008, c’était de la rigolade. On sait bien que les pue-la-sueur de base vont payer la crise. Les riches prenant, d’ores et déjà toutes dispositions pour sauvegarder leurs bas de laine, voire profiter de ce qui se passe pour l’engraisser.

On le sait, les Pays-bas et l’Allemagne se déclarent opposés à une quelconque solidarité avec les pays du sud, l’Italie en particulier, jugés dépensiers et immatures.

Depuis des années, l’Union européenne laisse la Grèce, l’Italie et l’Espagne se débrouiller avec la crise migratoire. À chaque crise, l’Europe se divise profondément.

Le ex-pays de l’est, après avoir profité de leur entrée dans l’Union pour parvenir à un niveau de vie décent, refusent désormais toute solidarité. Le Royaume-uni, qui avait fait la même chose en son temps, considérant désormais qu’il n’y a plus rien à gratter, se fait la malle, projetant de devenir le paradis fiscal du vieux continent. Au sein de l’UE, la seule chose qui fasse véritablement l’unanimité, c’est l’égoïsme.

Le fameux couple franco-allemand, soi-disant moteur de l’Europe n’existe plus depuis des lustres. À la création de la CCE, on nous promettait la paix et la prospérité. En retour, on a instauré la guerre économique intra-européenne. Partout, la pauvreté et le chômage règnent. Partout en Europe, les inégalités croissent. Partout, l’extrême-droite obtient des scores inquiétants aux élections. En Hongrie et en Pologne, elle est au pouvoir. En Italie, elle s’y est maintenue un certain temps. En France, pour la deuxième fois, le Président de la République a été élu face à une candidate néo-pétainiste.

L’Europe renoue avec ses vieux démons qui ont foutu, par deux fois, le feu à la planète entière. Ce que la création de l’Union européenne était censée éviter.

La crise du coronavirus démontre, hélas, que l’UE n’est bâtie que sur le sable de la finance et du commerce. Rappelons ce que disait Pierre Mendès-France dans son discours du 18 janvier 1957 contre le traité de Rome : « Ne nous le dissimulons pas, nos partenaires veulent conserver l’avantage commercial qu’ils ont sur nous du fait de leur retard en matière sociale. Notre politique doit continuer à consister, coûte que coûte, à ne pas construire l’Europe dans la régression au détriment de la classe ouvrière et, par contrecoup, au détriment des autres classes sociales qui vivent du pouvoir d’achat ouvrier. Il faut faire l’Europe dans l’expansion et dans le progrès social et non pas contre l’une et l’autre. »

Il existe pourtant une solution d’avenir. Sortir de l’UE, mais pas n’importe comment. Il y a, au sein de l’Union, certains pays qui ont des cultures partagées et des intérêts historiquement communs. On y aime bien manger, bien boire et y faire la fête. Leurs agricultures et leurs industries sont puissantes. Leurs langues, quoique très différentes, sont cousines. Je veux parler des pays issus de la culture gréco-latine. L’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Wallonie – ce qui réglera pacifiquement entre autres avantages, la question belge – la Grèce et, bien entendu, la France. Avec près de 200 millions d’habitants, plus de 6600 milliards de PIB, ces pays ont naturellement vocation à s’unir au sein d’un nouvel État, l’URSS, l’union des républiques solidaires du sud, en quittant l’Union européenne de façon coordonnée, sur la base d’un projet commun, en faisant en sorte que chacun s’y retrouve.

Par exemple, au niveau des institutions. Plus d’élections présidentielles, mais un Consul nommé à vie. Pour gagner du temps, nommons à ce poste le roi d’Espagne qui a l’habitude. Felipe VI fera parfaitement l’affaire. Madrid sera donc le siège symbolique du nouvel État. Il n’y aura qu’une chambre des députés élue par tous les citoyens. Elle siégera à Lyon, pour des raisons de commodité géographique. Quant au gouvernement, il s’installera à Rome, capitale ancestrale de la République romaine et donc du nouvel État. Le Sénat élira domicile à Athènes. Lisbonne héritera de la Cour des comptes, du Conseil d’État et du Conseil économique et social.

Paris abritera les autorités militaires au sein d’un nouveau pentagone. Les forces militaires de chacun des anciens pays constituant l’URSS seront progressivement fondues sous la protection de l’ex-parapluie nucléaire français placé sous l’autorité du gouvernement de Rome.

L’URSS quittera, bien entendu, la zone euro et créera une nouvelle monnaie, le Denarius. La future banque centrale s’installera à Liège qui recevra aussi le Conseil contitutionnel. Comme ça, tout le monde sera content. Pour que le nouvel État puisse s’assurer de bons débuts, on fermera l’ENA et la MAFIA.

La devise de l’URSS sera, bien évidemment en latin, « Pax in terra hominibus bonae voluntatis » – paix aux hommes de bonne volonté. Chaque petit Urssien devra apprendre au moins deux langues en plus de sa langue maternelle. Toutes les langues du nouveau territoire seront langues officielles.

Voilà, c’est tout pour cette journée de confinement. Promis, demain , j’arrête de fumer la moquette.

12 SEPTEMBRE 2020 : LE JOUR D’APRÈS

Le Premier ministre annonce la fin de l’épidémie de coronavirus en France. « Grâce au confinement qui s’est appliqué jusqu’au 30 juin, nous avons pu contenir la maladie. Le bilan se chiffre à 12 millions de personnes contaminées et à un bilan limité de 25 000 morts. Je pense aux familles victimes d’un ou plusieurs deuils. Qu’elle sachent que nous sommes à leurs côtés pour les accompagner dans leur douleur. »
La France peut-être fière du comportement exemplaire du pays. « Cette crise sanitaire nous a beaucoup appris. » Édouard Philippe se félicite que les réformes vont pouvoir reprendre leur cours. Retraite, système de santé, assurance-chômage. « Nous devons persévérer dans la diminution des dépenses, d’autant que la crise du covid-19 a fortement impacté le déficit public et la dette de la France. »
Selon le Premier ministre, le maintien des revenus des Français les plus fragiles, retraités modestes, chômeurs, handicapés, familles monoparentales, travailleurs précaires et auto-entrepreneurs, sans compter les migrants, a coûté près de 14 % de dividendes aux actionnaires du CAC 40, ce qui limite le ruissellement des premiers de cordée vers l’ensemble des pue-la-sueur. Cependant, la traversée de la rue pour trouver un emploi sans masque est à nouveau autorisée sans amende de 135 euros.
En conséquence, pour un retour à la normale, le Conseil des ministres, sous l’autorité du Président de la République a décidé de mesures courageuses :
Des mesures de solidarité :
1 – Les pensions de retraite se verront appliquer une augmentation de 4 points de CSG. La CRDS sera portée de 0,5 % à 3 % du montant brut des pensions. Ces augmentations de taxes solidaires sont limitées grâce aux économies réalisées avec la cessation du versement des retraites des aînés, hélas trop nombreux, décédés pendant la pandémie. « Nous leur devons une affectueuse reconnaissance pour les économies permises grâce à leur sacrifice », selon Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement ;
2 – Les demandeurs d’emploi, bénéficiaires de l’allocation du régime d’assurance-chômage ou de l’allocation de solidarité, ayant profité d’un allongement du versement de ces prestations, en raison de la solidarité nationale, auront un délai de 6 mois pour rembourser les indus, sans pénalité ni intérêts, en dessous de la somme de 500 euros. Muriel Pénicaud, Ministre du travail, promet « la compassion pour les plus en difficulté de ces assistés qui sauront prouver, justificatifs à l’appui, qu’ils recherchent sincèrement de l’ouvrage » ;
3 – La crise sanitaire étant terminée, 125 000 lits supplémentaires, devenus inutiles, seront fermés d’ici la fin 2021. Les salaires des personnels para-médicaux du service public seront gelés pendant cinq ans. En compensation, leurs emplois seront maintenus et une prime de 200 euros bruts leur sera généreusement octroyée à l’occasion des fêtes de fin d’année. Quant aux services d’urgence, un arbre de Noël sera offert par les agences régionales de santé, avec Champomy et pâté Hénaff à volonté ;
4 – L’APL sera diminuée de 10 euros mensuels. Chacun doit comprendre, qu’après une telle crise sanitaire, un effort national est vital ;
Afin de favoriser la reprise économique :
1 – L’impôt sur les sociétés sera baissé de 30 % par tranche. L’IFI, qui a remplacé l’ISF est supprimé pour une période transitoire de 10 ans afin de favoriser les investissements dans l’économie ;
2 – Les propriétaires de résidences secondaires ne seront plus soumis, ni à la taxe foncière ni à la taxe d’habitation afin de redynamiser les commerces locaux. En outre, ils pourront bénéficier d’une diminution de 50 % de la TIPP sur présentation d’un justificatif pour le trajet entre leur résidence principale et leur(s) résidence(s) secondaire(s) ;
3 – Le taux de TVA sur les produits de luxe est ramené de 20 % à 5,5 % afin d’encourager les premiers de cordée à consommer et, ainsi, favoriser l’emploi ;
4 – Le taux de TVA sur les produits de première nécessité passe de 5,5 % à 20 %. « Là aussi, les Français doivent comprendre que cet événement exceptionnel a un coût que chacun doit assurer de façon inversement proportionnelle à ses moyens » a conclu le Premier Ministre qui espère une ressource supplémentaire de 150 milliards d’euros annuels.

C’EST LA CRISE ET ÇA VA CHIER !

New-York, la crise de 1929

Naguère, Sexigénaires & Cie a déjà produit un opus sur le thème de la crise. En novembre 2018, cent ans après la fin de la boucherie mondiale et de l’arrivée de la grippe espagnole, si ma mémoire est bonne. Jean-Pierre a la judicieuse idée de revenir sur le sujet, en cette fin d’hiver où on ferme les écoles, les collèges, les lycées, les universités. Où on interdit quasiment 100 % des manifestations, des rassemblements publics, à cause d’un virus facétieux. Où on annonce que 30 % de la population hexagonale pourrait être atteints. Et qu’aller voter, les 15 et 22 mars ressemble à une expédition au fond de la jungle vietnamienne, façon Rambo, vu qu’on va risquer sa peau en allant glisser son bulletin dans une urne probablement vérolée.

Je ne saurai trop recommander à nos aînés, à commencer par Jean-Pierre, le premier des Cordais, et Philippe le Nîmois, nos compères les plus fragiles, de rester chez eux, bien au chaud, la tasse de camomille en pogne. Cette crise sanitaire pourrait bien mettre fin à votre émission préférée, chers auditeurs et auditrices. Ok, les pensionnaires des EHPAD ou des maisons de retraite privées ou publiques sont en danger. Et la fin de Sexigénaires & Cie est un risque réel que nous ne devons pas négliger.

Certes, Jack, Anthony, Didier du domaine de Crassius aux moines, Zaza et moi-même pourrions assurer la pérennité de cette émission tout à la fois besogneuse et essentielle. Mais nous ne pouvons accepter qu’elle soit amputée, ne serait-ce que temporairement, de nos deux piliers majeurs en raison de cette crise du coronavirus. Suite à l’intervention télévisée de notre Président, j’ai envoyé un colis à chacun de nos deux chroniqueurs vedettes. Un masque à gaz modèle 1917, sorti du stock constitué par mon grand-père en 1918, soigneusement sauvegardé pendant l’occupation, un kilo de tisane bio, fourni gracieusement par ma cousine survivaliste qui vit dans une grotte en Ardèche depuis la crise du pétrole de 1973, ainsi qu’un litre de camphre, qui a prouvé son efficacité lors de l’épidémie de grippe espagnole de 1918. J’espère, qu’à l’heure où notre émission est diffusée, que colissimo a bien fait son travail. Souhaitons bonne bourre à nos deux doyens de Sexygénaires & Cie.

J’ai aussi appris que les usagers de l’EHPAD d’Ourville-en-Caux, Seine-maritime, seront privés de leurs réjouissances annuelles de Pâques. En effet, chaque année, les personnes souffrant de la maladie de Parkinson sèment les œufs traditionnels dans le jardin de l’établissement. À charge pour celles et ceux victimes de la maladie d’Alzheimer de les retrouver le lendemain. À cause de cette satanée crise, la fête est annulée. Déjà que ça rigole pas beaucoup pour les vieux, entre augmentation de la CSG, pourrissement des services d’urgence, explosion des coûts d’hébergements dans les EHPAD et autres maisons de retraite, sans compter la canicule qui menace avec l’arrivée du printemps et de l’été meurtrier qui va suivre. Les crises succèdent aux crises.

Si j’ai bien compris, tout le monde va trinquer, vu que ce satané virus explose aussi les bourses. On promet le pire aux chômeurs et aux pue-la-sueur qui ont la chance d’avoir un peu d’ouvrage. Ça va chier pour eux. Déjà que ça n’allait pas fort, mais ça, on est habitués, ça fera bientôt cinquante ans qu’on nous la serine avec la crise, histoire de nous pourrir l’avenir, nos espérances de vie meilleures, pour nous et les descendances que nous avons eu le tort de commettre.

Ok, c’est la crise. Elle ne va pas m’empêcher de boire un coup et de vous offrir une ch’tite chanson, afin de conclure poétiquement cette sinistre chronique. « Il volo », de Zucchero. Planons un peu ensemble, sortez couverts et bonjour chez vous !

C’EST DÉCIDÉ, JE VOTE MÉLENGEONS !

Photo Paris Première

Je démarre très fort, j’irai droit au fait, sans tirebouchonner ni tourner autour du pot. De nombreux auditeurs demandent pour qui je vote. J’ai décidé de leur répondre, sans fioritures, en toute franchise, sans barguigner, faisant foin de la langue de bois chère aux énarques que le tiers-monde nous envie depuis les guerres d’Indochine et d’Algérie et de toutes nos guerres coloniales.

Je ne sais plus qui a dit « La France, c’est comme la mobylette, ça marche au mélange. » Je crois que ça date de la marche des Beurs, il y a plus de trente ans. Il y a plus de quarante ans également, Georges Moustaki cet improbable métèque d’origine grecque, mariait la langue française avec la bossa nova brésilienne. Faut le faire, non ? C’est ça aussi ça la France, n’en déplaise aux cloportes héritiers de Vichy qui substituent le Beur au Juif. Sans quand-même oublier ce dernier, cible favorite du Père fondateur, toujours en vie, ce vieux pétainiste exploiteur des peurs analphabètes. Cet escroc est encore en vie. C’est curieux cette obstination chez le facho de vivre longtemps…

Je vote donc mélengeons.

J’aime ce pays de mélange. Les Espingouins, les Ritals, les Métèques, les Youpins, les Polaks, les Beurs, les Pépitos, les Bougnats, les Ch’tis, les Corses, les Alsacos, les Bretons, les Marseillais, les Cauchois, les Arméniens, les Parigots, les Lorrains, les Wallons, les Asiatos, les Flahutes, les Turcos, les Ruskofs, les Provençaux, les Angevins, les Vosgiens, les Auvergnats, et même les Rosbifs qui ont adopté notre pays, parce qu’ici, on rigole un peu plus qu’à Manchester et Liverpool réunis. « Et tout ça ça fait d’excellents Français », comme disait l’autre. Il y a le problème des Blacs, B.L.AC., traduisez par blancs latins catholiques, l’équivalent chez nous, des W.A.S.P. amerloques, les white anglo-saxons-protestants. Ils ont du mal à s’intégrer dans cette nouvelle société en transformation. Dès qu’ils entendent du rap, du funk, du raï, du klezmer, de l’afrobeat, ou de la zizique mandingue, ils pètent un plomb. Naguère, il dénonçaient le rock comme « musique de sauvage. » Avant, leurs parents conspuaient le jazz comme « musique de nègre. » Et leurs grands-parents s’élevaient contre la java, destructrice des bonnes mœurs dans les bastringues de la capitale. Dans ce pays, il paraît qu’on déteste le mélange, et pourtant, il se fait, bon gré mal gré.

Savez-vous que parmi les plus grands chanteurs français, beaucoup sont belges ? Non ? Jacques Brel, Arno, Annie Cordy, Lio, Axelle Red, Maurane, Julos Beaucarne ou Céline Dion. Ah non, cette dernière est québecoise. Et puis on aurait pu se passer d’Annie Cordy, soit dit en passant. Et on peut simplement reprocher à nos cousins d’Amérique de n’avoir pas gardé pour eux seuls les insupportables vocalises de Céline Dion qui nous boulottent les tympans. Quand à Johnny Halliday, il était suisse. Comme tous nos champions de tennis qui n’arrivent que rarement à dépasser le deuxième round de Roland Garros. C’est d’ailleurs pour ça qu’on les aime bien. Ils sont des perdants magnifiques, des échoueurs professionnels qui font l’admiration générale. Mais la France, et c’est ça qui fait sa grandeur, elle marche au mélange. Paradoxalement, nombreux sont les Français qui semblent rétifs au mélange, vu que la duchesse de Montretout, plafonne à plus de 30 % des intentions de vote à la prochaine élection du monarque républicain.

Récemment, la France a rapatrié des résidents en Chine à cause du coronavirus, dans un bled du sud de la France. Au lieu de manifester leur solidarité à l’égard de leurs concitoyens, victimes innocentes d’une saloperie de virus, ils sont allés se plaindre à la mairie. Même pas un bouquet de fleur ou quelques bouteilles de rosé de Provence pour manifester leur solidarité à l’égard de ces malheureuses victimes des circonstances. Mais certaines populations du sud de la France nous ont habitués depuis des lustres à refuser quelque mélange que ce soit. Alors que nombre d’entre-elles sont elles-même d’origines incertaines. Je souligne, puisque l’occasion m’en est donnée, que nombre de racistes sont eux-mêmes d’origine étrangère. Ils refusent les mélanges afin de mieux se revendiquer de la nationalité française dont ils sont si fiers. Balkany, Sarkozy en tête, issus de la minorité hongroise. S’il fallait interdire une immigration, il faudrait commencer par celle de ces Hongrois qui nous ont coûté un pognon de dingue comme dirait l’autre.

Amis tarnais, marhabaan almanzil, hola hogar, hallo thuis, hello home, hallo nach hause, ciao a casa, szia haza, ola para casa, hela heym, degemer mat, enfin, bonjour chez vous, quoi !

Allez, pour terminer, Lili Boniche et Patrick Timsit nous chantent « Il n’y a qu’un seul Dieu. » Un putain de mélange à eux deux ! De quoi vous secouer la pulpe du fond à l’apéro ou au thé à la menthe ! https://www.youtube.com/watch?v=GNMUNg9ZnZI

ELLE DÉPOTE, LA PÉNICOTE!

On parle toujours de Macron! Macron! Macron! Mais, hormis Castaner, on évoque peu ses comparses, comme Muriel Pénicaud.

Or, l’oeuvre de cette dernière est immense. Elle est au coeur des réformes de la Macronie.

Après avoir bouffé à tous les rateliers du public et du privé, à l’image de nombreux hauts fonctionnaires, elle a amassé une fortune de 4,74 millions dans le yaourt, en 3 ans, soit 4300 euros par jour. Elle s’est fait une belle pelote, la Pénicote.

Embauchée par Macron, elle s’attaque au Code du travail, comme sa copine El Khomri. Elle détricote, la Pénicote. Salariés, syndicats, à la botte de la Pénicote !

Puis elle réforme les allocs chômage, privant des dizaines de milliers de bougres et bougresses de leurs droits. Elle rabote, la Pénicote! Et pour la réforme des retraites, à 64 ans, elle pivote, la Pénicote.

Cerise sur le pompon, son refus d’allonger le congé des parents après le décès de leur enfant. Elle chipote, la Pénicote.

Heureuse, épanouie, Paris-Match lui offre ses pages, l’été dernier, avec son nouveau compagnon. C’est qu’elle bécote, la Pénicote !

Respirant la joie de vivre, son éternel sourire exaspérant aux lèvres, elle dépote, la Pénicote !

ÊTRE ET AVOIR ÉTÉ ?

Salut les aminches, c’est Hercule qui cause dins ch’poste !

L’autre soir, j’ai regardé un téléfilm projeté sur mon étrange lucarne. Pour une fois, le service public nous a servi de la qualité au lieu de la merde habituelle, avec un débat exemplaire à la clé. Le film s’appelle « Un mauvais garçon ». C’est l’histoire d’un maître de conférence, spécialiste de la littérature du XVIIème siècle. Populaire auprès de ses étudiants, mari et père de famille exemplaire. Intellectuel connu et reconnu. Jusqu’au jour où, à cause d’une bêtise de l’adolescent boutonneux qui lui sert de fils, son passé revient à la surface. À l’âge de 18 ans, ce prof, à l’époque, petit con égaré, a buté un flic, après un braquage minable. Ce qui lui a valu 18 ans de taule. 18 ans de taule, pendant lesquels il a repris des études, passé un tas d’examens qui lui ont permis de trouver cette belle situation d’enseignant chargé de l’éducation de nos chères têtes blondes sur les bancs de la fac. Son passé lui revient alors publiquement dans la gueule. Il découvre qu’il n’y a pas d’oubli possible.

Bon, tous les taulards ne deviennent pas professeur, docteur, avocat ou chercheur. D’ailleurs, 40 % de ceux qui sortent de taule y retournent, un jour ou l’autre. Normal. En France, on a le culte de la punition et si possible, celui de la punition à vie, surtout depuis qu’on a aboli la peine de mort. Je vous raconte pas la suite de cette dramatique, le nom dont on qualifiait les téléfilms dans les années 60. Pour ceux qui ne l’ont pas vue, qu’ils aillent sur le replay de France 2. Enfin, tout ça pour dire qu’on jour on a été et qu’après, on est. On reste, on demeure, quoiqu’il arrive et qu’il faut faire avec un passé qui, parfois, peut-être lourd. Ça me fait penser à tous ces connards qui viennent braire à la mairie du bled où on a logé les Français rapatriés de Chine et qui pestent contre ces derniers de peur de choper le coronavirus. Hier, tu étais un premier de cordée triomphant, aujourd’hui, tu es un pestiféré.

Qu’il y ait un crétin qui aurait exprimé le souhait d’abattre ces rapatriés sanitaires avant de les incinérer, je ne serai pas étonné. Il paraît que la majorité se serait contentée de se plaindre « qu’il fallait les mettre ailleurs, mais pas chez nous ! » Le vieux principe de « not in my garden, traduit en français par où vous voulez, mais pas chez moi. » On aurait pu les mettre à l’isolement à Calais ou à Grande-Synthe. Avec un avantage, ils auraient pu contaminer l’immense troupeau de ces réfugiés dont personne ne veut, avec quelques milliers de décès à la clef, c’est toujours ça de gagné. Hier, tu étais un paisible Syrien ou Kurde ou Afghan, qui ne demandait rien à personne. Aujourd’hui, tu es un indésirable qui se rend à la soupe populaire servie par ces admirables bénévoles des associations humanitaires. Ces mêmes bénévoles faisant l’objet de l’ostracisme de leurs concitoyens et des autorités de la République. Hier, tu étais un citoyen honnête, électeur discipliné, payant ses impôts, aujourd’hui, tu es un délinquant, menacé des foudres de la justice, parce que tu portes assistance aux sans-papiers.

Ton passé te rattrape-t-il toujours ? Ça dépend de ta situation et de ta notoriété. Si tu as commis des braquages, conduit en état d’ivresse, montré ton cul lors d’une soirée arrosée, y’a des chances. Si tu es un politicien de haut vol, c’est aussi possible, mais plus rare, infiniment plus rare. Tu peux avoir tapé dans la caisse, menti à qui mieux mieux, trafiqué et magouillé jusqu’à plus soif, même si toutes tes manœuvres ont été répandues dans les médias, les réseaux sociaux, tu as de fortes chances de rester ce que tu es. Avec le concours d’une bonne armée d’avocats également de haut vol, payés avec le fric que tu as volé ou détourné, tu as de bonnes chances d’en sortir. Et puis, il y aura toujours une Salamé, un Elkabbach ou un Delahousse pour te tendre un micro complaisant. Ça aide devant les tribunaux. De plus, tu seras réélu avec les suffrages des électeurs que tu as niqué pendant des décennies. Ils étaient des cons, et bien, ils le restent.

Un braqueur restera un braqueur toute sa vie, même après une réinsertion réussie. Un politicien magouilleur, quant à lui, à quelques exceptions près, continuera à sévir. Être et avoir été n’a aucune signification le concernant.

Bonjour chez vous !