À BAS L’UNION EUROPÉENNE, VIVE L’URSS !

Felipe VI, futur Consul à vie de l’URSS

La crise du coronavirus sera suivie, chacun le sait, d’une crise économique et financière sans précédent. 1929 et 2008, c’était de la rigolade. On sait bien que les pue-la-sueur de base vont payer la crise. Les riches prenant, d’ores et déjà toutes dispositions pour sauvegarder leurs bas de laine, voire profiter de ce qui se passe pour l’engraisser.

On le sait, les Pays-bas et l’Allemagne se déclarent opposés à une quelconque solidarité avec les pays du sud, l’Italie en particulier, jugés dépensiers et immatures.

Depuis des années, l’Union européenne laisse la Grèce, l’Italie et l’Espagne se débrouiller avec la crise migratoire. À chaque crise, l’Europe se divise profondément.

Le ex-pays de l’est, après avoir profité de leur entrée dans l’Union pour parvenir à un niveau de vie décent, refusent désormais toute solidarité. Le Royaume-uni, qui avait fait la même chose en son temps, considérant désormais qu’il n’y a plus rien à gratter, se fait la malle, projetant de devenir le paradis fiscal du vieux continent. Au sein de l’UE, la seule chose qui fasse véritablement l’unanimité, c’est l’égoïsme.

Le fameux couple franco-allemand, soi-disant moteur de l’Europe n’existe plus depuis des lustres. À la création de la CCE, on nous promettait la paix et la prospérité. En retour, on a instauré la guerre économique intra-européenne. Partout, la pauvreté et le chômage règnent. Partout en Europe, les inégalités croissent. Partout, l’extrême-droite obtient des scores inquiétants aux élections. En Hongrie et en Pologne, elle est au pouvoir. En Italie, elle s’y est maintenue un certain temps. En France, pour la deuxième fois, le Président de la République a été élu face à une candidate néo-pétainiste.

L’Europe renoue avec ses vieux démons qui ont foutu, par deux fois, le feu à la planète entière. Ce que la création de l’Union européenne était censée éviter.

La crise du coronavirus démontre, hélas, que l’UE n’est bâtie que sur le sable de la finance et du commerce. Rappelons ce que disait Pierre Mendès-France dans son discours du 18 janvier 1957 contre le traité de Rome : « Ne nous le dissimulons pas, nos partenaires veulent conserver l’avantage commercial qu’ils ont sur nous du fait de leur retard en matière sociale. Notre politique doit continuer à consister, coûte que coûte, à ne pas construire l’Europe dans la régression au détriment de la classe ouvrière et, par contrecoup, au détriment des autres classes sociales qui vivent du pouvoir d’achat ouvrier. Il faut faire l’Europe dans l’expansion et dans le progrès social et non pas contre l’une et l’autre. »

Il existe pourtant une solution d’avenir. Sortir de l’UE, mais pas n’importe comment. Il y a, au sein de l’Union, certains pays qui ont des cultures partagées et des intérêts historiquement communs. On y aime bien manger, bien boire et y faire la fête. Leurs agricultures et leurs industries sont puissantes. Leurs langues, quoique très différentes, sont cousines. Je veux parler des pays issus de la culture gréco-latine. L’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Wallonie – ce qui réglera pacifiquement entre autres avantages, la question belge – la Grèce et, bien entendu, la France. Avec près de 200 millions d’habitants, plus de 6600 milliards de PIB, ces pays ont naturellement vocation à s’unir au sein d’un nouvel État, l’URSS, l’union des républiques solidaires du sud, en quittant l’Union européenne de façon coordonnée, sur la base d’un projet commun, en faisant en sorte que chacun s’y retrouve.

Par exemple, au niveau des institutions. Plus d’élections présidentielles, mais un Consul nommé à vie. Pour gagner du temps, nommons à ce poste le roi d’Espagne qui a l’habitude. Felipe VI fera parfaitement l’affaire. Madrid sera donc le siège symbolique du nouvel État. Il n’y aura qu’une chambre des députés élue par tous les citoyens. Elle siégera à Lyon, pour des raisons de commodité géographique. Quant au gouvernement, il s’installera à Rome, capitale ancestrale de la République romaine et donc du nouvel État. Le Sénat élira domicile à Athènes. Lisbonne héritera de la Cour des comptes, du Conseil d’État et du Conseil économique et social.

Paris abritera les autorités militaires au sein d’un nouveau pentagone. Les forces militaires de chacun des anciens pays constituant l’URSS seront progressivement fondues sous la protection de l’ex-parapluie nucléaire français placé sous l’autorité du gouvernement de Rome.

L’URSS quittera, bien entendu, la zone euro et créera une nouvelle monnaie, le Denarius. La future banque centrale s’installera à Liège qui recevra aussi le Conseil contitutionnel. Comme ça, tout le monde sera content. Pour que le nouvel État puisse s’assurer de bons débuts, on fermera l’ENA et la MAFIA.

La devise de l’URSS sera, bien évidemment en latin, « Pax in terra hominibus bonae voluntatis » – paix aux hommes de bonne volonté. Chaque petit Urssien devra apprendre au moins deux langues en plus de sa langue maternelle. Toutes les langues du nouveau territoire seront langues officielles.

Voilà, c’est tout pour cette journée de confinement. Promis, demain , j’arrête de fumer la moquette.

2 commentaires sur “À BAS L’UNION EUROPÉENNE, VIVE L’URSS !

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s