TROP DE MODÉRATION TUE LA MODÉRATION

Salut les aminches, c’est Hercule !

Le défi lancé par notre Jean-Pierre, mondialement connu à Cordes-sur-Ciel, est de taille. Aujourd’hui, les chroniqueurs ont pour consigne d’évoquer la modération dans leurs billets. Pour une équipe qui a plutôt pour préférences, le pamphlet, la satire, la raillerie, la caricature sans entraves, la modération n’est pas dans ses habitudes. À preuve ? À chaque fois je dois prendre des bêta-bloquants lors de la diffusion des musiques de sauvages choisies par le Didier. Je ne parlerai pas des violents excès de sagesse et de culture de haut niveau que nous offre, chaque semaine, avec une générosité sans modération notre Philippe le Nîmois national !

Ou bien encore, les aphorismes que nous révèle, avec une colossale subtilité, le génial, que dis-je ! Ce Tarn de la pensée qu’est le créateur de cette émission qui s’est imposée, sans modération, au fil des années dans le paysage intellectuel de cette belle région Nord-Pyrénées, qu’hélas, je n’habite pas, condamné que je suis à la bruine, le brouillard et les pluies qui tombent sans modération dans ces régions déshéritées du Nord-Ouest de la France, balayées par les tempêtes, où ses autochtones sinistrés, pâles, hâves, leur épiderme rongé par l’humidité, n’ont d’autre choix que de noyer leur mélancolie météorologique dans le Calvados, oubliant tempérance et modération, ces deux sœurs, gages d’une vie longue et saine, à défaut d’être réjouissante. Ouf ! Je reprends ma respiration !

Plus sérieusement, je souhaite évoquer, entre autres choses, l’infantilisation due à nos médias. À la télé, à la radio, dès qu’un sujet lié d’une manière ou d’une autre, aux boissons fermentées ou distillées fait l’objet d’une émission, l’animateur ne peut s’empêcher de conclure toutes ses interventions par la sempiternelle antienne « à consommer avec modération, bien entendu. » À croire que, s’il ne prend pas cette précaution oratoire de rigueur, les téléspectateurs, les auditeurs intégristes, les ligues de vertu, adeptes d’une tempérance rigoriste, vont le traîner devant les tribunaux pour incitation à la débauche alcoolique et l’envoyer sur la paille humide du cachot, au pain sec et à l’eau.

La dernière propagande gouvernementale, vraisemblablement commise par une boîte de com’ payée à prix d’or, nous dit que « Pour votre santé, l’alcool, c’est maximum deux verres par jour et pas tous les jours. » Question du bac : qui va être convaincu par ce slogan, dont je reconnais qu’il est d’une évidence sanitaire indiscutable ? Ceux qui sont tombés dedans ? Faut pas rêver. Ceux qui font la teuf et consomment occasionnellement en des occasions festives, mais ne boivent pas d’alcool en temps ordinaire ? Non plus. Les seuls qui seront touchés par cet apophtegme sont ceux qui sont déjà convaincus de sa pertinence. Donc, c’est le pognon du contribuable qui est jeté par les fenêtres, sans modération, bien évidemment. De plus, les effets hypothétiquement positifs de cette communication sont annulées par la publication des photos de bouteilles de grands crus et autres champagnes consommées dans les palais de la République par les guignols qui prétendent nous gouverner et qui ne cessent de nous donner des leçons à nous autres, pue-la-sueur et sans-dents de base, du haut de leur arrogance.

On pourrait peut-être économiser beaucoup d’argent en communication si on introduisait une éducation sanitaire et alimentaire dans les établissements fréquentés par nos chères têtes blondes et consacrer des budgets conséquents dans des politiques de prévention, ce qui n’est pas près d’arriver, vu que nos gouvernements taillent sans modération, depuis des décennies, dans les crédits des services publics chargés des dites politiques de prévention. Alors, ces campagnes publicitaires de prévention sont d’une hypocrisie qui témoigne de la médiocrité du personnel politique.

Je ne sais plus qui a dit, au XIXème siècle, je cite de mémoire : « donnez du temps libre aux ouvriers, ils le boivent. » Je n’ai pas réussi à retrouver son auteur, si l’un de nos fidèles auditeurs peut m’éclairer, Jean-Pierre lui livrera, à domicile, un flacon de son meilleur whiskey irlandais, promis juré !

Pour terminer cette chronique, écoutons Grand Jacques, notre ami Flamand francophone, qui chantait la bière qui coulait, de Londres à Berlin. nous l’avons tous tant aimé, sans modération ! Dieu qu’on est bien !https://www.youtube.com/watch?v=pJyKtTLMNew

À votre santé et, comme d’habitude, bonjour chez vous !

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