LES COMMERCIALES DE LA START-UP NATION

Chez les En marche, il y a trois femmes qui attirent mon attention. Amélie de Monchalin, secrétaire d’État aux affaires européennes, 33 ans ; Aurore Bergé, députée de la 10ème circonscription des Yvelines, porte-parole de LREM, 32 ans ; Marlène Schiappa, Secrétaire d’État à l’égalité femmes/hommes, 36 ans.

Elles présentent des caractéristiques communes. Elles ont, à l’aube de leur carrière politique, résolument renié leurs convictions politiques de départ, la droite pour Montchalin et Bergé, la gauche socialiste pour Schiappa, à l’image des vieux schnockes recyclés par la blanchisserie Macron. On le voit, le talent n’attend pas le nombre des années. Je suis curieux de voir où elles seront dans dix ans.

Il semble que les parcours politiques sinueux, exceptionnels à une époque, fassent désormais partie d’un itinéraire normal, admis par l’électeur de base. « Il n’y a plus de gauche ni de droite, mon brave Monsieur ! » Comme on disait avant, « il n’y a plus de saison. »

Autre point commun, c’est l’appétence pour les médias. Bon, çà, c’est pas nouveau, leurs aînées et aînés leur ont montré le chemin. Pas une journée sans que l’une où l’autre ne passe à la radio, la télé ou les réseaux sociaux, où elles assènent des vérités absolues, avec une pratique de la langue de bois que leurs prédécesseurs ont mis des années à maîtriser. L’absence totale de doute sur quelque-sujet que ce soit est sidérant. Le discours est assuré, sans la moindre incertitude.

Elles débitent leur boniment au rythme d’une mitrailleuse au point que l’on a du mal à saisir le vide de leur pensée idéologique. Tout est prononcé avec une voix aussi haut-perchée que leurs talons-aiguilles réglementaires le leur permettent et les phrases se terminent systématiquement sur une finale aigüe.

À peine la question est posée par le journaliste que la réponse jaillit instantanément à la vitesse d’un TGV, sans la moindre seconde d’hésitation, de réflexion, comme quand je servais à toute berzingue, à mon instituteur, la récitation apprise par coeur. Paraît que, maintenant, ça s’appelle des éléments de langage.

Même si on ne les voit pas, on sent les incisives des trois politiciennes précocement rompues au rayage de parquet.

En même temps, ça rassure. On sent que la relève des prochaines décennies est assurée, une fois que nos vieux guignols auront pris leur retraite, en liberté ou au cachot. Un conseil au crocodiles quadragénaires qui gigotent encore dans le marigot, ne tournez pas le dos à ces trois là. Elles sont prêtes à vous bouffer le cuir sur le dos.

Avant, je parlais des clowns qui nous gouvernent, maintenant, c’est des clones…

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