À TOMBEAU OUVERT, OU COMMENT MOURIR PRÉMATURÉMENT MAIS DE FAÇON ORIGINALE (août 2013)

La plupart de nos concitoyens ne sont pas pressés de passer de vie à trépas. Ils attendent tranquillement de mourir de vieillesse, pour les plus obstinés, d’une maladie vicelarde, genre cancer galopant, crise cardiaque facétieuse ou bien encore d’une infection farceuse, pour les autres.

D’autres sont plus pressés. Les exemples sont nombreux, dont certains automobilistes. Le crétin qui vous colle au cul sur la file de gauche pendant que vous doublez un paisible caravanier, par exemple. Vous roulez à 128 km/h et lui à 129 (le crétin, pas le caravanier). Ça lui est insupportable. Il faut que vous lui dégagiez le passage. On appelle ce type de comportement rouler à tombeau ouvert. Le problème est que cet abruti n’ouvre pas seulement le sien, mais aussi le vôtre…

Il y a l’alpiniste d’occasion qui se lance à l’assaut de la face nord en tongs, marcel et bermuda, après s’être soigneusement assuré que la météo serait exécrable. À la première crevasse venue, hop, le tour est joué ! Après sa disparition, les sauveteurs iront risquer leur peau pour retrouver son cadavre surgelé. Heureusement qu’il y a Findus ! Autre spécimen, le joyeux noyé. L’écriteau « Défense de se baigner danger » planté dans le sable ne lui sert qu’à accrocher ses vêtements le temps de rejoindre un monde meilleur.

Une nouvelle catégorie d’intrépides candidats à une mort stupide est récemment apparue : les wingsuiters. Ces types s’affublent d’une combinaison spéciale en forme de chauve-souris qui leur permet de planer en chute libre, après s’être élancés d’une falaise ou d’une montagne – s’ils ne sont pas morts pendant l’ascension – ou bien encore après avoir été largués d’un avion, avant d’atterrir -en principe – en parachute. Mais il arrive, assez fréquemment, que ça se termine par un écrabouillage en règle. Percuter un éperon rocheux ou un pont à 160 km/h est un moyen très sûr de mettre fin à ses jours.

Le dernier audacieux en date, un Australien, s’est tué le 17 août dernier dans les Alpes. Se taper 15 000 bornes pour casser sa pipe alors que les requins de sa patrie d’origine auraient pu se charger gracieusement de la besogne, c’est très con…

Sur ce, je vais me taper une petite « Tripel Karmeliet » de derrière les fagots. Si l’alcool tue, au moins c’est lentement.

Bonjour chez vous !

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2 commentaires sur “À TOMBEAU OUVERT, OU COMMENT MOURIR PRÉMATURÉMENT MAIS DE FAÇON ORIGINALE (août 2013)

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