DEUX OU TROIS CHOSES À SAVOIR AVANT DE PRENDRE L’AVION (janvier 2015)

L’avion serait le moyen de transport le plus sûr. C’est certainement vrai. Mais le jour où un Boeing ou un Airbus s’écrase, ça fait toujours mal. Là où une collision entre deux bagnoles fait rarement plus de cinq morts ou bien un accident de train entre trente et cinquante morts en moyenne, il n’y a que rarement des survivants à un accident aérien. À se demander pourquoi, juste après le décollage, l’hôtesse de l’air ou le steward prennent la peine de vous expliquer le fonctionnement du masque à oxygène, la bouée de sauvetage ou le bien-fondé de mettre sa ceinture quand ça vous est demandé. Ça ne sert jamais à rien. Quand l’avion tombe, il tombe.

Regardons de près les conditions dans lesquelles se déroule un vol commercial.

Selon qu’il s’agit d’un court, moyen ou long courrier, on vous expédie entre 8000 et 12500 mètres d’altitude à environ 850/900 km/h, par une température de – 40 à – 60 degrés. Ces hautes vitesses et très basses températures rendent inexorablement le vol périlleux. Enfermés comme des lapins dans un cylindre de métal de 28 mètres sur 3,70, le bétail transporté ne se rend compte de rien. Deux choses concourent à cette fausse impression de tranquillité. Le professionnalisme des personnels de service, au petits soins pour les passagers et le fait qu’aucun écho des conversations au sein du poste pilotage ne vous parvient. Heureusement d’ailleurs.

L’avion est une vrai bombe volante. Un Airbus A-320 décolle avec près de 24 tonnes de carburant. La moindre erreur au décollage ou à l’atterrissage et vous voilà transformé en énergie et en lumière.

Les moteurs sont aussi cause de soucis. Avant, la plupart des avions de ligne possédaient quatre moteurs. En cas de panne de un, voire deux réacteur, l’engin pouvait encore voler. Aujourd’hui, la plupart d’entre-eux n’en possèdent plus que deux.

Et le métal qui fatigue ! Même si les aéronefs modernes n’ont plus rien à voir avec les trapanelles d’antan, la ferraille s’use toujours. Une aile qui se fait la valise, un empennage soudainement pris d’indépendance sont des choses qui arrivent encore.

La météo est aussi à l’origine de nombreuses catastrophes. Les progrès technologiques n’ont pas éliminé les orages, la grêle, le givre, les tempêtes et autres calamités climatiques. Traverser un cumulonimbus vicelard n’est pas une partie de plaisir.

Enfin, certains accidents récents posent la question de la compétence des équipages. Leurs machines, bourrées de systèmes d’assistance en tous genres font qu’une simple panne électronique les oblige à prendre directement les commandes de l’avion. Ce dont ils n’ont plus guère l’habitude sauf pendant les phases critiques du décollage et de l’atterrissage et encore…

Enfin, les grains de sable qui grippent la belle mécanique du vol sont légion : un bout de ferraille sur la piste ; une oie dépressive qui se suicide en se jetant dans un turboréacteur ; un court-circuit dans le réseau de télévision et hop ! Trois-cent passagers passent brutalement de vie à trépas.

Ne souhaitant pas effrayer le lecteur, je n’évoquerai ni l’encombrement du ciel qui multiplie les risques de collisions en vol, ni les compagnies aériennes « exotiques », ni l’âge du capitaine.

Dans l’hypothèse où votre appareil vous a amené à bon port, vous savez désormais que la chance n’y est pas totalement étrangère.

Bon voyage !

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