PINK FLOYD AT KNEBWORTH PARK, JUILLET 1975 (mars 2015)

Avec mes potes, on avait pris le ferry-boat de Dunkerque à Douvres. On ne pouvait pas rater ça. Un concert de Pink Floyd, en Angleterre, à deux pas de chez nous. Deux pas, c’était optimiste. Même si, à l’époque, on pouvait embarquer du centre ville de notre cité flamande à bord du Twickenham, un vieux rafiot dépourvu de stabilisateurs, qui nous donnait le mal de mer.

Les copains ont eu la gentillesse d’attendre que je finisse mon boulot, à minuit, dans un commerce disons… confidentiel de la place du Minck. Et nous voilà partis pour le Royaume de la pop-music. À Douvres, nous avons pris le tortillard pour Londres. Mais une fois arrivés dans la capitale britannique, il nous fallait encore rejoindre le village de Knebworth (Hertfordshire), à une cinquantaine de kilomètres au nord de la capitale britannique. Nous n’avons eu aucune difficulté, Chacun d’entre-nous a fait la route grâce à de charitables aficionados qui se rendaient aussi à la fête.

Parvenus à proximité, ça empestait le joint dans un rayon de dix kilomètres sans que ça ait l’air de gêner les bobbies – du nom de Robert « Bob » Peel, 1er Ministre britannique, qui organisa la police en 1828 – bonnasses et flegmatiques, qui faisaient la circulation.

L’affiche était alléchante. Des groupes que nous connaissions bien, comme le Floyd, Captain Beefheart, Steve Miller band, et d’autres à découvrir, Roy Harper and Trigger, Linda Lewis ou bien encore Graham Chapman. Juste avant que ça commence, le speaker nous a triomphalement annoncé que nous étions près de 200 000 !

Chacun des artistes a excellemment joué sa partition. Puis un Spitfire est apparu dans le ciel et a fait un grand tour au dessus du terrain pour annoncer l’arrivée du groupe planant le plus célèbre du monde. Et la magie a joué, le groupe nous a servi l’album Wish you were here, qui reste mon préféré. Un seul regret, nous étions assez loin de la scène, mais la sono, excellente, nous a permis de ne pas rater une miette de la fête. L’ambiance était fraternelle. Pas un seul incident à déplorer. Du peace and love appellation contrôlée !

Le temps étant plus que clément, nous avons passé la nuit dans un coin tranquille du parc sans avoir besoin de monter les tentes. Au petit matin, une biche est venue gentiment me réveiller en me léchant le groin. La magie jusqu’au bout… Nous avons remballé nos affaires, remis nos Clarks, nos jeans tuyau de poêle et nos vestes en mouton retourné. Un militaire afro-américain nous a ramenés à Londres à bord de son fourgon Bedford. Nous lui avons payé le coup au Cockney pride tavern, en plein centre de Londres. Puis nous sommes rentrés chez nous, retrouver le quotidien. Je vais toujours aux concerts. Mais jamais dans ces Zéniths qui n’ont pas la poésie de ce parc anglais…

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