NOS LENDEMAINS CHANTERONT-ILS, HEIN ?

Salut les aminches, c’est Hercule !

On dira ce qu’on voudra, cette rentrée 2019, c’est tout d’même eul’ brin, comme on dit chez moi. Au hasard, la réforme des retraites. Un peu d’histoire, pour les moins vieux de nos auditeurs. C’est en 1673 que le camarade Colbert, l’Édouard Philippe de l’époque, crée un système de retraite pour les vieux marins. Les autres travailleurs pouvaient crever la gueule ouverte dès lors qu’ils n’étaient plus en état de trimer, ou d’être soignées par leur descendance. C’était l’époque où les lendemains déchantaient, dès lors que tu atteignais l’âge canonique de 45 ans, sauf si que t’avais un peu de bien et produit suffisamment de lardons, qui avaient les moyens d’avoir pitié de toi, à condition que, dans tes jeunes années, tu n’ai pas mis ta bite sur l’épaule, façon pompe à essence.

Pis après, la Révolution a permis de fixer un âge de la retraite aux fonctionnaires, déjà des salauds de privilégiés, en 1790. Un peu plus loin dans le temps, une loi de 1853 leur a permis de cesser le travail à l’âge de 60 ans, et 55 ans pour ceux qui exerçaient les travaux les plus pénibles. Il faut savoir, qu’en 1850, l’espérance de vie moyenne est de 43 ans. Fort peu pouvaient donc profiter de ces lois fort généreuses. C’est d’ailleurs pour ça qu’elles l’étaient. Pour la plupart d’entre-eux, la seule caisse de retraite dont ils ont bénéficié était en sapin. Les lendemains qui chantent étaient réservés à une infime minorité.

Puis il faudra attendre 1930 et 1945, pour que les vieux puissent bénéficier de pensions. Et des lustres pour qu’elles deviennent décentes, qui leur permettent, désormais, de squatter les supermarchés et de vous les briser menu en en bloquant les rayons. Le vieux rencontre désormais ses potes dans les grandes surfaces. Terminé, le bistrot et la belote. Le vieux fait ses courses chez Chaulan, Pasclerc ou Carouf. Dès que les vieux se croisent dans le rayon saucisson, il font en sorte de verrouiller tous les passages en combinant leurs chariots, tels des panzers en fil de fer, façon Guderian 1940 dans la trouée des Ardennes, afin de bloquer la ménagère de moins de 50 ans au temps de cerveau disponible, dans sa frénésie de consommation avant qu’elle puisse aller chercher ses chiards à l’école. Le supermarché est le dernier espace de liberté du vieux avant le ciel promis par la calotte et autres empêcheurs de vivre heureux sur Terre. On peut rêver mieux comme lendemains qui chantent que les rayons PQ et produits ménagers des escrocs de la grande distribution.

Le vieux fait ses courses, de préférence, aux heures de grande affluence. Alors qu’il n’a rien à branler de sa journée, hormis repeindre les volets de sa masure avant l’hiver, tâche ingrate à laquelle je viens honteusement de me livrer pendant 8 jours interminables. Il se faufile sournoisement au milieu des populations laborieuses qui lui payent sa pension afin de les emmerder. Il leur fait sentir, du haut de son arrogance de mec ou de gonzesse libérée du fardeau du service de travail obligatoire que lui, il est maître de son temps, donc du vôtre. Il brandit à votre tronche ébahie son lendemain qui lui chante à lui personnellement. Il vous nargue. De plus, il paye fréquemment par chèque, son dû à la caissière, vous qui n’avez que si peu de temps à perdre. Il vous arrive d’avoir envie de trucider le vieux qui vous précède à la caisse ? Normal, on ne pourra vous le reprocher. Le vieux choisit les modernes temples de la consommation, vu qu’à son âge, il n’y a que là que les queues s’allongent.

Ok, c’est une plaisanterie facile. Les jeunes ont aussi leur espace où les queues s’allongent, c’est le Pôle emploi. Vieux, jeune, à chacun ses lendemains qui chantent, surtout le lundi au soleil, mais comme disait le poète à paillettes, c’est une chose qu’on ne verra jamais.

Une ch’tite chanson, pour terminer, qui date de 1936, interprétée par Jean Gabin, tirée du film « La Belle équipe », de Julien Duvivier, où cinq copains décident de s’inventer fraternellement les lendemains qui leurs chantent…

Bonjour chez vous!

Quand on s’promène au bord de l’eau, Jean Gabin

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HEDY LAMARR : « LES HOMMES SONT SUBJUGUÉS PAR MA BEAUTÉ PUIS HORRIFIÉS PAR MON INTELLIGENCE. »

On se souvient de Norma Jean Baker, plus connue sous le nom de Marilyn Monroe, dont le poster orne encore les chambres des boutonneux adolescents aux tendances masturbatoires. On se souvient (un peu) de Rita Hayworth, Lana Turner, Greta Garbo, Olivia de Havilland, Ingrid Bergman, Anne Baxter, Bette Davis, Ava Gardner, Joan Fontaine, Ginger Rogers, Carole Lombard, Janet Leigh, ces actrices hollywoodiennes des années quarante et cinquante. Toutes répondaient aux mêmes critères de l’époque, à savoir un physique conforme aux normes fixées par les producteurs mâles, dont une forte poitrine et de longues jambes surmontées d’un postérieur aguichant. Mais qui se souvient d’Hedy Lammar ?

Une exceptionnelle beauté

Hedwig Eva Maria Kiesler naît en novembre 1914 à Vienne, alors capitale de l’empire austro-hongrois. Sa beauté lui vaut d’être la vedette, en 1933, à l’âge de 19 ans, d’un film tchécoslovaque, considéré comme quasi-pornographique, « Extase », dans lequel, pour la première fois, une femme est filmée nue, jouissant d’un orgasme. Après quelques épisodes cinématographiques à Berlin, elle part pour les États-unis, avec un contrat de 7 ans pour la Metro Goldwyn Mayer. Elle y débute dans un remake américain de Pépé le moko, le film de Julien Duvivier avec jean Gabin, Casbah, de John Cromwell, aux côtés de Charles Boyer. Entre 1935 et 1950, elle tournera de nombreux films pour la MGM et la RKO. Devenue Hedy Lamarr, elle incarne divinement le mythe de la femme fatale. La presse américaine la qualifie de plus belle femme du monde, comme il lui arrive fréquemment de le faire, au rythme du défilé des starlettes débarquant en Californie. Mais cette beauté lui pèse. Elle déclarera, un jour, « ma beauté est un masque dont je n’arrive pas à me débarrasser. » Ce qui ne l’empêchera pas de se marier six fois et d’avoir de nombreux amants. Elle était et se revendiquait une femme libre, qui n’a jamais dépendu de qui que ce soit.

L’inventrice

Hedy Lammar n’est pas une poupée hollywoodienne. Elle réclame sans cesse des rôles où son vrai talent d’artiste s’exprimerait bien au-delà de sa seule photogénie. Mais les majors américaines y sont insensibles. Les seuls rôles qui lui sont confiés ne tiennent compte que de son physique. À Hollywood, c’est simple. Bleu pour les garçons, rose pour les filles. De nos jours, pas sûr que ça ait changé…

Hedy Lamarr est intelligente, redoutablement intelligente. Bien plus que les hommes qui prétendent diriger sa vie personnelle et professionnelle. C’est le point posant un vrai problème à la MGM qui ne réclame que des poupées qui obéissent sans discuter à ce qu’on leur demande devant la caméra, avant de les jeter après usage.

Alors, elle compense. Elle peint, elle joue de la musique. Et elle s’intéresse au arts, aux sciences et aux technologies grâce à son non moins exceptionnel QI.

Avec son ami pianiste, George Antheil, elle met au point en 1941, pendant la deuxième guerre mondiale, un système de codage qui permet de rendre indétectables les torpilles des sous-marins avec une technologie, « l’étalement de spectre par saut de fréquence », afin de réduire le taux d’échec désespérément élevé des projectiles lancés par les submersibles américains. Il s’agit de modifier, pendant toute la durée de leur trajet vers la cible, les fréquences de guidage de ces armes destinées à couler les navires japonais, les rendant ainsi indétectables par l’ennemi.

Les autorités militaires méprisent cette idée proposée par ce qu’ils considèrent comme le caprice d’une star d’Hollywood. Elles refuseront donc de s’en servir pendant tout le reste de la guerre.

La légende noire

L’avènement de l’informatique sera l’occasion de redécouvrir et de réhabiliter cette innovation géniale et permettra de générer la sécurisation des réseaux de télécommunications. L’internet, le Web utilisent toujours des technologies découlant de l’invention d’Hedy Lamarr. Aujourd’hui, il n’est pas exclu que votre téléphone mobile, votre smartphone utilise la technique Lamarr. En 1997, Hedy Lamarr a reçu le prix de L’electronic frontier fondation et, avec son compère George Antheil, elle a été admise au National inventors hall of fame en 2014.

Hedy Lamarr était réputée caractérielle, obsédée par son âge et sa beauté. De ses multiples conquêtes masculine, elle disait : « En dessous de 35 ans, un homme a trop à apprendre, et je n’ai pas le temps de lui faire la leçon. »

Elle refusera le rôle principal féminin dans Casablanca, face à Humphrey Bogart, ouvrant ainsi la voie à Ingrid Bergman. Selon George Antheil : «  Hedy était un géant intellectuel comparée aux autres actrices d’Hollywood. »

Elle abusera de la chirurgie esthétique pendant les trente dernières années de sa vie. Rassurez-vous. Hedy lamarr n’a jamais manqué de rien. Elle n’est pas morte dans la misère. Mais elle n’a pas eu la carrière qu’elle méritait. Soit parce que les studios lui ont refusé les rôles véritablement dignes d’elle, soit, il faut le dire, parce-qu’elle n’a pas toujours fait les bons choix. L’intelligence d’une femme, à Hollywood, n’est pas une garantie de réussite.

Pas plus aujourd’hui qu’hier…

TROP DE MODÉRATION TUE LA MODÉRATION

Salut les aminches, c’est Hercule !

Le défi lancé par notre Jean-Pierre, mondialement connu à Cordes-sur-Ciel, est de taille. Aujourd’hui, les chroniqueurs ont pour consigne d’évoquer la modération dans leurs billets. Pour une équipe qui a plutôt pour préférences, le pamphlet, la satire, la raillerie, la caricature sans entraves, la modération n’est pas dans ses habitudes. À preuve ? À chaque fois je dois prendre des bêta-bloquants lors de la diffusion des musiques de sauvages choisies par le Didier. Je ne parlerai pas des violents excès de sagesse et de culture de haut niveau que nous offre, chaque semaine, avec une générosité sans modération notre Philippe le Nîmois national !

Ou bien encore, les aphorismes que nous révèle, avec une colossale subtilité, le génial, que dis-je ! Ce Tarn de la pensée qu’est le créateur de cette émission qui s’est imposée, sans modération, au fil des années dans le paysage intellectuel de cette belle région Nord-Pyrénées, qu’hélas, je n’habite pas, condamné que je suis à la bruine, le brouillard et les pluies qui tombent sans modération dans ces régions déshéritées du Nord-Ouest de la France, balayées par les tempêtes, où ses autochtones sinistrés, pâles, hâves, leur épiderme rongé par l’humidité, n’ont d’autre choix que de noyer leur mélancolie météorologique dans le Calvados, oubliant tempérance et modération, ces deux sœurs, gages d’une vie longue et saine, à défaut d’être réjouissante. Ouf ! Je reprends ma respiration !

Plus sérieusement, je souhaite évoquer, entre autres choses, l’infantilisation due à nos médias. À la télé, à la radio, dès qu’un sujet lié d’une manière ou d’une autre, aux boissons fermentées ou distillées fait l’objet d’une émission, l’animateur ne peut s’empêcher de conclure toutes ses interventions par la sempiternelle antienne « à consommer avec modération, bien entendu. » À croire que, s’il ne prend pas cette précaution oratoire de rigueur, les téléspectateurs, les auditeurs intégristes, les ligues de vertu, adeptes d’une tempérance rigoriste, vont le traîner devant les tribunaux pour incitation à la débauche alcoolique et l’envoyer sur la paille humide du cachot, au pain sec et à l’eau.

La dernière propagande gouvernementale, vraisemblablement commise par une boîte de com’ payée à prix d’or, nous dit que « Pour votre santé, l’alcool, c’est maximum deux verres par jour et pas tous les jours. » Question du bac : qui va être convaincu par ce slogan, dont je reconnais qu’il est d’une évidence sanitaire indiscutable ? Ceux qui sont tombés dedans ? Faut pas rêver. Ceux qui font la teuf et consomment occasionnellement en des occasions festives, mais ne boivent pas d’alcool en temps ordinaire ? Non plus. Les seuls qui seront touchés par cet apophtegme sont ceux qui sont déjà convaincus de sa pertinence. Donc, c’est le pognon du contribuable qui est jeté par les fenêtres, sans modération, bien évidemment. De plus, les effets hypothétiquement positifs de cette communication sont annulées par la publication des photos de bouteilles de grands crus et autres champagnes consommées dans les palais de la République par les guignols qui prétendent nous gouverner et qui ne cessent de nous donner des leçons à nous autres, pue-la-sueur et sans-dents de base, du haut de leur arrogance.

On pourrait peut-être économiser beaucoup d’argent en communication si on introduisait une éducation sanitaire et alimentaire dans les établissements fréquentés par nos chères têtes blondes et consacrer des budgets conséquents dans des politiques de prévention, ce qui n’est pas près d’arriver, vu que nos gouvernements taillent sans modération, depuis des décennies, dans les crédits des services publics chargés des dites politiques de prévention. Alors, ces campagnes publicitaires de prévention sont d’une hypocrisie qui témoigne de la médiocrité du personnel politique.

Je ne sais plus qui a dit, au XIXème siècle, je cite de mémoire : « donnez du temps libre aux ouvriers, ils le boivent. » Je n’ai pas réussi à retrouver son auteur, si l’un de nos fidèles auditeurs peut m’éclairer, Jean-Pierre lui livrera, à domicile, un flacon de son meilleur whiskey irlandais, promis juré !

Pour terminer cette chronique, écoutons Grand Jacques, notre ami Flamand francophone, qui chantait la bière qui coulait, de Londres à Berlin. nous l’avons tous tant aimé, sans modération ! Dieu qu’on est bien !https://www.youtube.com/watch?v=pJyKtTLMNew

À votre santé et, comme d’habitude, bonjour chez vous !

IL Y EN A UN PEU PLUS, JE VOUS LE METS QUAND-MÊME? – septembre 2019, la rentrée, bien rentrée ?

Salut les aminches !

C’est la rentrée. Comme chaque année, journalistes, chroniqueurs de tous poils l’annoncent avec un cynisme gourmand. Terminé la rigolade, le pastis qui coule à flot, les merguez frelatées de chez Carrouf, le sable fin des plages infinies ou les galets qui font mal au cul, pour les moins chanceux. Vous allez retrouver, si ce n’est déjà fait, votre petit chef, les collègues amateurs de plaisanteries lourdingues, votre bureau ou la chaîne de production où vous perdez votre vie à la gagner, ou bien encore, votre conseillère Pôle emploi, quoique, les vacances, quand on est du gibier de Pôle emploi, vaut mieux les oublier pendant quelques temps.

Pour parler d’autre chose, ce qui m’a frappé, cet été, c’est l’apparente modestie des guignols qui prétendent nous gouverner. Pas un pet de travers, pas d’avion payé par le contribuable pour se rendre dans quelque destination paradisiaque. Bon, il y a bien eu quelques photos du couple monarcho-présidentiel dans Paris-Match, ou Voici, je ne sais plus très bien, mais dans l’ensemble, la presse n’a rendu compte d’aucun excès, ou alors, on nous l’a bien caché. À croire qu’ils sont tous allés séjourner au camping les flots bleus de Sigersheim-sur-Mer pour sucer des glaces kinder bueno, ah non, ça c’est pas possible, c’est bourré d’huile de palme, comme les chocolats de l’ambassadeur et le nutella, vu que c’est la même boîte qui fabrique ces merdes. Les langoustes à la de Rugy sont passées par là.

Ce qui m’a également frappé, c’est le concours de celui qui a la plus grosse parmi les autocrates que les démocraties ont porté au pouvoir. Les Trump, Salvini, Erdogan, Poutine, Bolsonaro, Dutertre, Nethanyaou et autres Orban, excusez-moi si j’en oublie, ont rivalisé de démagogie et de brutalité tout l’été. Quand ce n’est pas de bombardements, de répression contre leurs populations, de noyades de réfugiés ou d’incendies criminels. C’est curieux cette manie des peuples, tout au moins pour ceux qui peuvent encore glisser un bulletin dans une urne, quand ils ont le sentiment que ça va mal dans leur pays, de choisir systématiquement de rajouter du gravier à la sodomie non consentie dont ils se plaignent. Je reste encore stupéfait devant le choix à 54 % de ce peuple si sympathique, à savoir les Brésiliens, de choisir, avec fureur, un chef qui annonce une nouvelle dictature qui fera, enfin, leur bonheur. Après coup, les Brésiliens ne m’apparaissent plus si sympathiques que ça.

Autre chose, l’enconnardisation médiatique, selon l’expression naguère popularisée par l’immense Michel Piccoli, va continuer. Les guignols (au passage, je souligne qu’ils sont millionnaires), grâce au mélange des genres, attirent toujours plus de pue-la-sueur de base devant les étranges lucarnes, auxquelles s’ajoutent les réseaux sociaux. La question posée à un ministre, qui se prête à ce jeu malsain, ne consiste plus à lui demander quelle est la prochaine décision qu’il s’apprête à prendre afin d’élargir un peu plus notre anus, mais s’il préfère telle ou telle starlette à gros nichons à la salade aux œufs et haricots verts. Ok, j’exagère un peu, mais il y a de ça, non ?

Rentrée, bien rentrée ? D’une année à l’autre, la réponse à la question de notre bien-aimé Jean-Pierre ne change pas. En 2019, comme en 2018, on nous prend pour des cons. Et il faut reconnaître que nombre de nos concitoyens se prêtent volontiers au jeu. À l’exception des auditeurs de Sexigénaires & Compagnie, de Arrête la danse des ours de CFM en règle générale, ainsi que les lecteurs de La vigie de la Citadelle et de Dunkerque réunis.

La situation est grave, camarades auditrices et auditeurs. L’Amazonie, le Moyen-Orient, l’Ukraine, le conflit entre la Chine, les Usa, la bombe atomique, le glyphosate, l’huile de palme, les déforestations à gogo, l’obésité des ados. La planète s’effondre, ça chie des bulles. L’année à venir est celle de toutes les catastrophes, celle du non-retour. Il ne nous reste plus qu’à prier le petit Jésus. Bonne rentrée à vous aut’ tertoutes et tertous ! Pour vous y aider, une ch’tite chanson de Jean Yanne et Michel Magne, tirée du film Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil: https://www.youtube.com/watch?v=vQwMDoaIgEo

Bonjour chez vous!

SALAUDS D’ÉTRANGERS !

Lampedusa, Malte. Des rafiots attendent de pouvoir décharger leurs cargaisons de misère. Plusieurs millier de morts depuis maintenant près de 10 ans. Ça ne changera rien. La forteresse Europe est bouclée. Les survivants seront renvoyés chez eux. À la misère, à la pauvreté, à l’arbitraire. « Connard, t’as qu’à les accueillir chez toi » nous dit le bons sens paraît-il populaire. C’est vrai que je n’ai pas la place. J’ai bien une p’tite caravane au bout du jardin. Mais je peux pas héberger tout le monde.

Je me souviens de l’époque où l’immigration, c’était les Polaks, les Portos, les Espingos et les Ritals. On disait qu’à Saint-Pol-sur-mer, banlieue de Dunkerque, les Ritals s’étripaient à coups de surin, le soir venu, et que les Portos vous volaient la mobylette qui vous permettait de vous rendre à l’ouvrage afin que votre patron puisse faire de la thune à la sueur de votre front.

Les immigrés du Maghreb arrivaient en masse, tirés du bled par les maîtres de forges, afin de fabriquer l’acier des Renault 8 de nos congés payés à  l’Usinor – ArcelorMittal, désormais. Ils cohabitaient avec les Polaks, les Portos, les Espingos et les Ritals, dans les immeubles construits au chemin de grue, à Grande-Synthe, sans insonorisation, histoire d’interdire aux travailleurs postés de dormir la journée et de les loger à portée de main. Dame ! Trop de confort à l’ouvrier, ça le renvoie à sa fainéantise naturelle. Il y avait aussi les Francédesouche, venus de Lorraine, du bassin minier du Pas-de-Calais et de la Flandre profonde, ces derniers passant de la culture de la betterave à celle de la fonte des hauts-fourneaux.

Et tout ça a fait une communauté, bon gré, mal gré, à la pogne des patrons, certes, mais qui a appris le vivre ensemble. Karsmarsky, Lopes, Frachetti, Gomez, Klein, Vandenkoornhuyse, El Machkouri et Durand en ont chié et en chient encore pour laminer l’acier rouge avec leurs mains d’or. Ensemble.

Tous ces étrangers se sont coulés dans le creuset collectif, petit à petit. Comme disait l’autre « il faut laisser du temps au temps. » Mais il paraît que, tout de suite, maintenant, désormais, là, à l’instant, on n’a plus le temps. La Marine arrive ! Salope, comme dirait Bedos…

Ces salauds d’étrangers ont fait autre chose que bouffer notre Sécu et notre RMI. Ils ont eu largement leur part dans la construction de la France.

Je ne sais trop comment conclure ma réflexion. Alors un truc auquel je pense à l’instant. C’est Tony Murena, accordéoniste né en 1915 en Italie, débarqué en France en 1923, fuyant la misère et le fascisme. Ce mec nous a laissé un classique du musette, bien de chez nous : « Indifférence. » Le droit à l’indifférence, c’est bien, non ?https://www.youtube.com/watch?v=IjfvPHFYm18

Bonjour chez vous !

C’EST LE BORDEL GÉNÉRAL SUR TERRE, UNE SEULE SOLUTION… LES EXTRATERRESTRES !

Y’a pas à dire, c’est le souk sur la planète. L’Afghanistan, où ça pète un peu partout ; la Syrie où le sang coule à flots ; la guerre économique mondiale qui ruine les peuples et enrichit une poignée de crapules. Sans compter le trou de la Sécu et la CGT qui fait chier tout le monde avec ses grèves qui empêchent les pue-la-sueur de prendre le RER pour aller gagner un salaire de misère avec un boulot sale, pénible et précaire.

Bref, c’est le foutoir. Le FMI, l’ONU, les USA et les Unions européenne et soviétique réunis sont incapables de calmer le jeu.

Il n’y a guère qu’une possibilité pour mettre fin à l’anarchie : une invasion extraterrestre qui unirait les peuples de la Terre. La solution semble surprenante mais mérite d’être étudiée de près. En premier lieu, nos envahisseurs ne doivent être ni Chrétiens, ni Juifs, ni Musulmans. Ça pourrait créer des divisions préjudiciables au but commun : les repousser dans le cosmos. Il serait également souhaitable qu’ils ne soient ni de droite ni de gauche. Nadine Morano et Arnaud Montebourg pourraient empêcher l’union sacrée.

Il faudrait surtout qu’ils soient laids et agressifs, mais pas trop. On verra pourquoi un peu plus loin dans ce texte fondamental. Ce qui est important est qu’ils nous soient technologiquement supérieurs, avec des tas de rayons de la mort et autres armes terrifiantes contre lesquelles nous ne pourront rien. De toute façons, il est sûr que des types capables de franchir plein d’années-lumière au volant de soucoupes volantes nous seront immanquablement supérieurs. Nous serons donc vaincus à tous les coups.

C’est clair, le conflit aura coûté quelques centaines de millions de morts et ravagé pas mal de zones de notre planète bleue, ce qui est amusant, sachant que nous savons très bien le faire nous-mêmes. Une fois que nous aurons été battus, ils instaureront une sorte de plan Marshall pour reconstruire la planète Terre. C’est pour ça qu’ils ne doivent pas être trop laids et agressifs. Une fois qu’ils auront compris l’immense valeur de nos civilisations, ils n’auront qu’une seule envie, nous aider à repartir de l’avant.

Un gouvernement mondial sera instauré et établira, avec l’aide bienveillante de nos envahisseurs, un véritable paradis terrestre, dont seront exclus les fondamentalistes religieux, les traders de Wall Street, les fonctionnaires de l’Union européenne et Jean-François Copé, exilés en HLM dans une banlieue quelconque de la banlieue dunkerquoise où ils devront passer à perpétuité la wassingue à tour de rôle pour nettoyer les parties communes de leurs logements sociaux.

Le Monde connaîtra un nouvel âge d’or. Nous assisterons au départ des vaisseaux spatiaux des extraterrestres, fiers de leur travail de reconstruction, en agitant nos mouchoirs, la larme à l’oeil…

Bonjour chez vous !